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Comment se faire éditer ?
Vous avez écrit une ou plusieurs nouvelles, un roman, des
poèmes... comment les publier ? Voici quelques pistes
qui vous aideront à vous organiser, à améliorer
vos textes ou à vous lancer dans de nouvelles aventures...
Les concours littéraires
Cest
grâce à un concours littéraire que Dalila
T. * sest lancée dans lécriture. Une
petite annonce pour un concours et hop, cétait parti !
Le concours peut donc être une motivation pour se lancer,
il vous permettra également dévaluer votre
travail et de recueillir des critiques, des conseils, des appréciations.
"Je
me suis procuré un listing des concours littéraires
et jai envoyé mon roman ainsi que la nouvelle que
jen avais tirée (Lavenir est passé).
Jai eu quatre prix pour la nouvelle et deux pour le roman".
Si
ces concours, comme le reconnaît Dalila, ne rapportent pas
grand chose sur le plan financier, ils permettent en tout cas
davoir davantage confiance en soi (surtout lorsquon
souhaite contacter les éditeurs). Et puis, il nest
pas désagréable de gagner : "Gagner ces concours,
ça ma surtout apporté de la considération...
Jétais contente, ma mère était très
contente pour moi."
En
tout cas, quel que soit le concours auquel vous participez, respectez
les règles : si on vous demande un texte dune page
maximum, nallez pas au-delà et ne trichez pas en
tapant des caractères minuscules ou en oubliant les marges,
vous seriez aussitôt éliminé.
"20
fois sur ton métier..."
Même
si Dalila Tagharist a écrit son roman dun seul jet,
lenvoi du manuscrit aux éditeurs suppose désormais
quelle le remanie : Déjà, "la forme épistolaire
a été choisie dune façon arbitraire.
Elle ne colle pas avec le public décrit...".
Avec
du recul, on nest rarement satisfait dun premier jet :
même si, sur le fond, la spontanéité et la
richesse du texte y gagnent, la forme laisse souvent à
désirer.
"La
croyance naïve que bien écrire cest écrire
bien du premier coup est très loin de la vérité.
Lexamen des manuscrits des grands écrivains est là
pour le montrer. Beaucoup ont fait le désespoir de leur
éditeur en reprenant sans cesse le texte, même sur
épreuves dimprimerie. (...) Citons le cas dAlberto
Moravia. Il est mort en 1991 en mettant la dernière main
à son roman (1) ; ce qui lavait empêché,
pour une fois, de détruire ses versions antérieures.
On en a retrouvé trois. Toutes trois sont presque sans
ratures, ce qui confirme lexcellence du premier jet. Pourtant,
lauteur a éprouvé le besoin de reprendre considérablement
son texte, à chaque fois sous une nouvelle forme, en poussant
encore plus loin la fluidité et la transparence de son
écriture. Qualité oblige !" (2)
Ne
jamais écrire en fonction du public...
Quil
sagisse de lhistoire proprement dite ou du genre,
nessayez pas de vous lancer dans un truc censé plaire
au public.
Pour Dalila, "il est important décrire sur ce
quon a envie de dire et pas sur ce qui marche. Il faut quil
y ait un intérêt personnel, de la passion... Faire
attention à ne pas imiter un écrivain quon
admire et ne jamais écrire en fonction du public."
Idem
pour le genre : ce nest pas parce quHarlequin ou les
séries noires se vendent bien que vous réussirez
dans ces genres. "Nécrivez surtout pas un roman
de science-fiction ou un policier en pensant "ces romans
ne sont que des ramassis didioties et je peux faire aussi
bien que nimporte qui. On ne peut pas bien écrire
dans un domaine que lon méprise." (3)
Faire
apprécier ses textes par de vrais lecteurs
Cest
important. Avant de lancer votre manuscrit dans la cour des grands,
essayez de recueillir quelques appréciations autour de
vous. Renseignez-vous, de nombreuses revues et fanzines publient
les textes dauteurs inconnus (nous vous en indiquons quelques
uns dans les tuyaux), cela peut être un bon moyen de se
faire peu à peu reconnaître. Sinon, vous pouvez aussi
tenter la "micro-publication" : photocopiez votre
texte en une dizaine dexemplaires et faites-le lire par
un premier public (cest la démarche qua choisi
Dalila). Le fait dêtre "publié",
même de façon artisanale, vous permettra dêtre
lu et vous rendra dautant plus exigeant au fil des réactions
des lecteurs.
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Marie-Hélène
Branciard - Planète Spook N°7 - Juin 97 - Rubrique
"Des Jeunes Ki n'en veulent".

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